samedi 18 juillet 2020

vendredi 17 juillet 2020




La ligne d'arbres
à l'horizon
n'est pas une barrière,

c'est un chemin,
le tien, le mien.

Le champ
est comme le ciel,
changeant avec les saisons.

Les nuages sont des histoires,
toutes nos histoires.

Mais elle ne sont rien.

Quel poids ont-elles
face au ciel
face au champ,

face au chant
qui seul compte,

un chant qui se lève
et permet à la terre
de rejoindre le ciel,

en un instant ?









jeudi 16 juillet 2020



Des portes j'en ai vues.
Je m'y suis heurté,
même fracassé.

Des portes faussement ouvertes
qui se referment
avec violence
parce qu'on a pas
la bonne identité
et qu'on ne peut rien présenter.

Des portes toujours fermées
où l'on est
tout de même regardé
de haut en bas
et de bas en haut.

Mais cette porte
m'a parlé
car elle disparaît
peu à peu
sous la vigne vierge.


Il n' y aura plus besoin
de sonner, de frapper.

Il n'y aura plus de porte.




mercredi 15 juillet 2020


Petits navires,
feuilles de bambou
sur l'eau noire,
quel vent vous
soufflera où aller ?

Où aller ?

L'eau vous portera
et du voyage
vous ne vous
soucierez pas.

Je ne me soucie pas.
Je regarde 
les feuilles de bambou
glisser

et je laisse l'eau noire
m'emporter
là où je n'aurais
jamais songé aller.






mardi 14 juillet 2020



Viens avec moi à l'écart
dans la prairie
de tes mots bleus de solitude.

J'ai reconnu
le lieu de la splendeur,
aucun abîme
ne l'engloutit
aucune haine,
aucun mépris !

Je suis beau d'origine
enveloppé d'un lange d'étoile
dans le berceau des nébuleuses !

Plus rien ne me protège,
je respire avec douceur
ce qui monte de la terre,
prête de renaitre
qui garde encore un peu
le vin sacré des bourgeons.

Je suis avec la fragilité
du rouge-gorge
qui a échappé à l'hiver,
mon instant n'est pas plus long
que le sien dans la brièveté
de la lumière !

et si tu refuses un regard,
un sourire, ce n'est rien,
dans chaque mur
s'ouvre une fenêtre
où passe l'ombre
de nos blessures !

Avril 2013




lundi 13 juillet 2020



Le jardin sauvage,
le verger abandonné,
je cherche ce qui 
me pousse
 vers ces lieux
à l'écart.

C'est peut-être
l'écart justement,
l'endroit où
l'on est soi,
où l'on communie
simplement
avec son coeur,

comme si
dans cette sauvagerie,
cet abandon,
je retrouvais
le fondement.

Et puis
de retour,
vivre non
à l'écart
mais avec
l'écart
en soi.