mercredi 25 juin 2025

 

Dans l'obscurité de la sapinière
cette lumière à l'orée
jamais ne décline.

Même la nuit
la clarté de la lune suffit.
ou celle des étoiles,
des lueurs de la ville.

Horizon désiré
où rien n'oppresserait.

Les sapins des pensées
ne forment pas
une barrière infranchissable

Laisser les sapins
à leur place

Laisser agir 
la lumière

Accepter
l'obscure clarté

Avoir la vigilance
d'une biche
qui reconnait
le pas lourd
de la mort en chasse


mardi 24 juin 2025

 

Papillon blanc
sur fleurs blanches,

Il disparaît.

Un instant si léger.

Emerveillé
Disparaître aussi.

Plus de pensées,
Les ailes fines
du papillon,
des pétales blancs.

Les fleurs bougent
sous le vent.

Le papillon 
s'est envolé.








lundi 23 juin 2025

 

Toujours jeune
la lumière du matin.
Que manque-t-il ?

Présence, absence,
un même couple.
Se tenir droit
tout simplement.

Et tenir.

Qu'y-a-t-il
encore à déposer
à laisser aller ?

Deux pies
qui jacassent
ont fait fuir 
les mésanges.

Ne pas fuir.
Tout remettre,
tout abandonner.

Le croissant de lune
disparait peu à peu.
Peines et souffrances
s'effacent aussi

Embrasser
 la lumière
du matin











dimanche 22 juin 2025

 



Ce penseur-squelette
simple rappel
de la réalité ?

Où va l'homme ?
Pense-t-il encore,
aveuglé d'illusions ?

Tout y est.
Un trou en 
pleine poitrine,
d'où une source
s'écoule en vain.

Croissent  les armes
avec les larmes
alors que devrait croître
le poème de vivre
et l'étonnement des enfants
plus ou moins grands.

Jour après jour
déposer une graine
qui fleurira
sur la terre humaine

et oublier celles
qui apportent la mort



samedi 21 juin 2025


Tu rejoindras ce lieu
tout apaisé,
ni à l'intérieur,
ni à l'extérieur,
ni entre les deux.

Paix qui descend,
paix qui monte,
personne ne sait
mais c'est
le bien le plus précieux

L'arbre peut être toi,
sa gloire aussi.
La prairie est tienne.
Elle est ton âme
que rien n'agite

Tellement de luttes,
tellement de cris
à s'en arracher le cœur.
Grâce d'accueillir
une greffe
que personne
ne se donne.






 

vendredi 20 juin 2025

 



Si brève la vie d'une fleur
Si brève aussi la vie.

Un goût de mort
si souvent
sur les lèvres
et dans les œuvres
de l'homme.

Jamais une fleur
ne sera triste.
Elle meurt
sans regret,
pétales au vent,
parce qu' elle est
vie intégrale.

Et toi tu as encore
de la mort-poison
en toi-même
et cela pèse.

Souliers de plomb.

Mais si tu chantes
et cries suffisamment fort
une porte s'ouvre.

La mort a fait le vide
pour laisser place au vent.
Oh, vie légère où tu es emporté
sans plus rien savoir

Reste habité
par ce chant
qui emplit
ta maison






jeudi 19 juin 2025

 



Avancer dans la futaie
comme dans un temple
à pas doux, à pas légers.
Ecouter le sage murmure
des feuillages sous la brise
comme on écoute un bhajan
chanté avec le cœur
les yeux fermés
 entre deux colonnes

Et puis pleurer
peut-être de s'être
si peu aimé
alors que là-haut
bergeronnette, sitelle
et mésanges louent
avec gratitude
le bonheur d'exister.

Accueillir la consolation
des arbres et de ceux
que l'on aime
si proche, si loin
guerriers de la paix
qui attendent le soleil se lever.