vendredi 10 juin 2022

 



Là où le silence
raconte
ce que l'on est vraiment,

on peut pour de bon

respirer.









mercredi 8 juin 2022

 



-Une âme qui éternue-

Tout ce silence que perce
un cri de merle effarouché,
ce silence en masse
qui remonte on ne sait d'où.
Pourquoi vouloir
toujours avoir raison ?

La raison joue aussi
avec le feuillage
du noisetier pourpre.
L'orage regarde de haut l'agitation.


Bris de vitres, cri, drapeaux.
Un enfant a peur du noir.
Et cette foule qui crie
de quoi a-t-elle peur ?

Dans le ciel, indifférents,
quelques martinets crient,
mais c'est d'ivresse.
Il y aura toujours assez d'espace.


Démuni, le corbeau cherche 
une cachette pour mourir.


Cela suffit,
 un chat
qui fait le dos rond
sur le muret d'une maison,
et la goutte de pluie 
qui trouve toujours
le bout du bout 
du nez du promeneur.

Cela suffit 
un arbre soudain réveillé
qui apparaît au coin d'une rue, vivant,
comme jamais on ne le sera..


C'est pour qui et pourquoi tout cela ?
Le feu a-t-il pris ?
On veut bien être mangé
si les cannibales retrouvent le sourire
et se mettent à danser.

La vie, c'est gratuit.
On y rentre sans payer.
Qu'est-ce que c'est tous ces yeux
de caisse enregistreuse ?

Et c'est quoi cette mort
qui colle à la peau, cette suie qui suit
pour effacer les traînées des étoiles.

Plus d'idéologies dans les logis !
Sous un mouchoir
une âme porte encore
 la trace de ses plis,

une âme nue qui éternue,
qui flambe et qui sourit !



mardi 7 juin 2022

 



Quelques lignes, des remous.
La nuit efface tout.
Le bateau disparait
même celui qui
reste à quai.

Le promeneur équanime,
des images qu'il voit,
ne garde rien.

Sa paix lui suffit,
détaché de la terre
et du ciel.










lundi 6 juin 2022

 



Sur le banc
il n'y a personne,
mais il reste
comme un halo
de milliers d'histoires,
de milliers de pensée

et quelques baisers.







 

l'écureuil vif éclair
feu follet roux
apparait 
aux yeux
lavés
par les larmes
de la nuit

du promeneur
abasourdi
de croire
encore à la mort

alors que
dans les allées
du parc déserté
il éclate de vie

l'écureuil
fou d'être.







samedi 4 juin 2022

 



Se retirer doucement.

Il n'y a pas de lieu,
ni arbre, ni eaux,
ni cieux, ni oiseaux,

Tout est à distance
et tout ce qui est
rejoint sa paix.


Et l'on rejoint son être
le seul vrai,
l'être sans langage,
l'être de silence

et l'on sait
qu'il ne tient
qu'à soi-même
de ne plus jamais le quitter.

Tout le reste meurt
ou va disparaître.