jeudi 3 mai 2018


Comme ce petit jardin
protégé de la frénésie
de la ville,

je cherche refuge
loin de la ronde folle
des pensées inutiles

Je demeure là
en cette demeure singulière
où je suis libre. 
Je parle à un ami
qui me dit souvent :
"Viens te reposer un peu
à l'écart"

Tout s'éclaire
par cette paix.
Une vie nouvelle coule
en mes veines,

la vie qu'on ne garde pas,
la vie qu'on ne retient pas.





mercredi 2 mai 2018


Le vieux pommier
est retourné au paradis.

Dorénavant
il coulera
des jours heureux






Les sous-bois de Cuite-Fève

gravure pointe sèche



mardi 1 mai 2018


Posé là
en paix
dans l'infini.




-Le reflet-

Là aussi
éphémères feuillages,
l'image se brouille.
Une pierre dans l'eau 
et déjà tout se ride

Que vois-tu ?
Je vois des ombres,
des silhouettes
sur le chemin
qui tremble,

et le soir qui vient.

Même les étoiles
ne restent pas en place.

Je suis sans demeure.
Où reposer la tête ?
Si je plonge la main
dans le reflet
je retire une larme.

Et si j'allais plus loin,
loin des mots
du premier champ de bataille,
loin et si près
quand des mains réelles
forment l'alliance.

Et si le reflet
m'invitait à être nu et vrai
puisque déjà avec la nuit
il s'efface

Si tout change et disparaît,
ton visage est la porte
par où je passerai.