dimanche 5 avril 2020




Dimanche matin.
Silence assourdissant
dans les rues.
les pigeons ne respectent pas
la distanciation sociale.
Ils ont l'air
un peu abasourdis
de trop de calme.

Je marche dans l'avenue vide.
Les voitures qui passent
deviennent des curiosités.

Je suis né hier
comme tout le monde.
Je vais naître demain
dans l'inconnu.




Forêt printanière

peinture à l'huile

(deux versions et j'abandonne)








samedi 4 avril 2020


J'ai retrouvé cette photo
qui date de 2015.
En ce temps si difficile
elle me parle tellement.

Redevenir enfant,
vivre l'instant.

Etre comme cette
petite fille.

Regarder le monde
et la vie
comme elle regarde
cette fleur trouvée
sur un trottoir.

Continuer à y croire.
Toujours.



vendredi 3 avril 2020



Quatre monotypes








Confiné, c'est
être avec la fin.
Et la fin n'est qu'un début.
tout comme
à la fin de la nuit
vient le jour.

Dans la ruelle
l'unique tulipe jaune
à sa manière est confinée
Et ce n'est pas triste.

Car autrement ce serait
une tulipe en plastique.

Je ne fuirai pas.
je resterai avec ma fin.







jeudi 2 avril 2020


L'insolent pissenlit
fait le mur.
Il n'en peut plus
des chiens dans la ruelle
qui lèvent leur patte.

Il guette une autre averse.
Il est à sa merci
et il la remercie
sans savoir
s'il sera exaucé.

insolent pissenlit
qui a quitté
ton lit de honte,

c'est l'heure d'écouter
ta louange.