mardi 28 juillet 2020


Je n'ai pas de mots
Tout m'échappe.
Tout me laisse.

Tout est voile.
Tout se dévoile.
Et le ciel m'efface.

Et je reste là
désenchanté
et en chantant
victime d'un
enchantement.

Je vois, j'ai vu
que tu es comme moi,
qu'il ne reste plus
que l'essentiel
où dans ce ciel
nous nous perdons.






lundi 27 juillet 2020




Au jardin d'eau
j'ai trouvé un banc
à l'ombre pour lire.
Le bruit du jet d'eau
m'a servi de capuche.
J'étais dans ma lecture
enseveli sous les gouttes


Le livre terminé,
j'ai à nouveau 
vu la réalité.
En repartant le reflet
des nuages m'a fasciné.
On aurait dit du coton
effiloché au vent.
Le soleil dans la nuque
commençait à brûler.




dimanche 26 juillet 2020



Le silence se dépose
et un feu remonte des profondeurs.
Je vois des pensées
qui ne m'appartiennent pas.


La paix n'a pas attendu,
la paix n'attend jamais.
L'eau du fleuve est douce.
Je respire avec douceur
emporté par le courant
très loin des rives.


C'est une chance
de n'arriver à rien.
De moi-même
je n'y arriverai jamais.
Il n'y a rien à attendre
de ce qui disparaît.

Ce matin, je suis né
encore une fois.
Une porte est à fermer.
Seul un souffle le peut,
une brise intérieure.


Je laisse de la place,
je me retire doucement.
L'eau connaît le chemin
pour rejoindre l'océan.
Je la devine à ses fraîcheurs 
de matin.


C'est une chance
de n'arriver à rien.
Par cette trouée
le soleil vient.

C'et lui qui prend soin
des blessures de la séparation.


2017


samedi 25 juillet 2020






A quelle réalité
me ramènent les nuages ?

D'où vient
leur présence ?

Je n'ai pas
de pensée
pour les nuages.

Ils m'agrippent,
Ils me coupent la tête.

Ils me redisent
la réalité
que rien n'affecte.

En quoi le ciel change-t-il
même traversé
de nuages menaçants ?

Nuages,
vous faites de moi
un voyant sans âge.











vendredi 24 juillet 2020





Embrasons-nous

(monotype)













Qu'est-ce qui 
me guide
dans ce passage ?

Etoile ou soleil
c'est la même
lumière.

Un point
ou l'éblouissement,
c'est pareil.

Aussi obscur
soit-il
et même s'il me broie,

J'ai accroché
mon essentiel
encore plus loin,

à l'intérieur.