dimanche 7 octobre 2018


J'ouvre.

le paysage a frappé
à ma porte.

Rentre,
je t'en prie.

Rentre avec 
ta respiration,
ta clarté.

Rentre 
pour que je puisse
avancer

et même courir
et même danser.

Rentre, 
ne reste  seul
sur le seuil.

J'ai besoin de toi
comme celle qui dort
a besoin d'un baiser
pour se réveiller.






samedi 6 octobre 2018


C'est un fil,
une longue histoire,
des appels, des oublis,
et du vide.

C'est aussi une danse, 
une flamme qui se ravive
c'est la chair qui s'éclaire
le chant des larmes,
la vérité où se blottir.

S'il n'y pas cette étincelle,
cette lumière amoureuse,
s'il n'y a pas folie
et le bord des abîmes,

c'est mort.




vendredi 5 octobre 2018


Qu'est-ce qu' il attend
hors du temps ?
Il n'attend rien.

Est-ce un savoir
ce que sait l'oiseau
immobile ?

Respire-t-il encore ?

Jamais tu ne poseras
ta main sur son cœur.

Jamais tu ne comprendras.

C'est autre chose,
là près de l'arbre magique,
autre chose que la pensée.

En permanence.




jeudi 4 octobre 2018






Ce matin la lumière
se préparait.

Avant d'apparaître,
elle prenait un bain.

Faut-il être folle
pour continuer à être belle
alors que chaque soir
l'on dépose sa poubelle
sous les étoiles.

Ce matin la lumière
a hésité.
Elle voulait prendre
un autre chemin.

Et puis elle s'est ravisée.

Je resterai fidèle
pour tous ceux
qui lèvent leur nez.




mercredi 3 octobre 2018



Seul  le bruit des faines 
et des glands
qui tombent à terre
ponctuent le silence.

Je m'enfonce en forêt.

Un discours intérieur,
pour quoi faire ?

Chaque pas 
sur ce chemin
est un repos
qui se prépare,
une bienveillance
inespérée.







mardi 2 octobre 2018

 
 
 
 
La pie niche-t-elle haut ?
 
La pie niche haut
et elle jacasse.
 
Cela m'agace,
cela me réveille.
 
La pie niche haut
et où je niche ?
 
en paix, à ma vigie.
 
Je te lapide pas la pie.
Un sourire,
et te voilà partie !
 
 

lundi 1 octobre 2018


La plume du matin
a fini son voyage.

Peut-être
est-ce provisoire ?

Si j'étais une plume,
j'aimerais que le vent
soit doux avec moi.

Plume, verre de cristal
dernière rose de l'automne,
et le souvenir de cet homme
qui marche au bord du canal
comme si il marchait
pour la première fois,
porté par la lumière,
tout est fragile.

Je veux veiller
au chevet de l'éclaircie
Je dépose sur son front
et sur son cœur
une plume blanche.