vendredi 12 juin 2026

 


Tout vient à son heure.


Je ne vois rien,

et pourtant j'ai semé

des mots mais aussi du silence,

j'ai marché au bord

des falaises pour tendre la main

Et partout ce qui était en herbe

est devenu du blé, de l'orge.

Les fleurs du cerisier

étaient la dernière neige

et les palombes maintenant

se gavent de cerises

 rouges et luisantes.


Mais je ne vois rien.

Le désert et le vide

forment un berceau

mais nul enfant ne s'y blottit

Je regarde pourtant la nuit de loin.

Elle n'ose pas s'approcher

des gardiens du feu

même quand ils

 n'en peuvent plus.


Je ne vois rien

mais continuerai à avancer

vers l'aurore qui ouvre des chemins.








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