Les herbes dansent dans la prairie.
Partout des scabieuses odorantes, des papillons.
Deux libellules se poursuivent.
Je les suis du regard
comme les nuages
en étage dans le ciel.
Les herbes sont si hautes
des graminées les dépassent.
C'est un peuple immense.
Partout la vie.
Bourdons et abeilles s'affairent.
Je suis seul sans être seul,
présent à cette présence
qui vient en moi,
touche mon cœur
La prairie est une mère.
Mais une mère plus vaste,
plus aimante
est là aussi.
Je pourrais m'endormir
dans les herbes
et même y mourir
et oublier tout
n'ayant plus besoin de rien.



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