Viens, ce qui crie encore la nuit a besoin de drap frais pour
simplement dormir, mais d'un autre sommeil, un sommeil de
pétales qui se poseraient sur chaque brûlure.
Viens renforcer les murs de ce jardin aux abeilles paisibles.
L'épaisseur de l'herbe est un onguent mystérieux sur les
bleus qui sont bien loin de celui du ciel.
Viens, même si le pommier ne donne pas encore de fruits.
C'est à toi de jouer des souffles qui attisent la braise loin du
feu de paille.
Viens, réserve-moi une chambre haute pour mon cri, dont je
ne saurai jamais rien, parce qu'il ne se pense pas, mais est là,
bien vivant.
Viens, emmène-moi au bord de cet horizon qui se déchire. J'ai
des graines plein les poches à semer avec le soleil !

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