Yatra
Poésies, photographies, gravures
jeudi 23 juillet 2026
J'aurai peut-être perdu la clé, et tout le monde rit autour de moi et chacun me montre une clé énorme pendue à son cou.
Je suis le seul à ne rien avoir pour entrer quelque part. Ils ont tous disparu et les portes closes laissent la rue plus triste. Personne. Je frapperai partout.
Des injures jaillissent des fenêtres et je m'éloigne.
Alors un peu plus loin que la ville, au bord d'une rivière et d'un bois, j'ai trouvé une porte. Une simple porte à claire-voie et sans serrure. Je me suis mis derrière et,
sous la nuit qui n'a pas de fenêtres mais de larges rideaux, entre la forêt et la rivière qui me protègent, j'ai pu dormir.
Pierre Reverdy
mercredi 22 juillet 2026
mardi 21 juillet 2026
Je veux aller dans ce jardin unique
Voir les roses en leur plus bel enclos.
Le statues y rappellent ma jeunesse,
Je les revois sous l’eau de la Néva.
Dans un silence parfumé m’apparaît,
Parmi les hauts tilleuls, le craquement des mâts.
Et le cygne traverse les siècles,
En admirant sa double beauté.
Et les pas de milliers et de milliers
Ennemis et amis — raides morts.
Du vase de granit au palais,
C’est un cortège d’ombres sans fin.
Là-bas, mes nuits blanches parlent tout bas
De quelque très haut amour et secret
Et tout brûle dans la nacre et le jaspe,
Mais la source de lumière est cachée.





