C'est là
que le langage
tombe.
Bris de mots.
Pensées
fantômes
qui n'atteindront jamais
l'incandescence
du pétale.
Il n'y a pas
d'homme.
Il n'y a pas
de main.
Le rouge suit
un tracé de vertige
vers le cœur noir.
Tu plonges soudain
aspiré aussi.
Poésies, photographies, gravures
Souplesse des roseaux
qui plient et ne rompent point,
sous un vent d'avril
encore frais.
Frémissement
comme un chant
qui s'accorde
au miroir paisible
de l'étang.
Les nuages passent
dans l'eau
étranges vaisseaux blancs.
Trois canars colverts
surpris près du rivage
percent le ciel et disparaissent.
Pâques, c'est la vie
qui redevient vivante.