L'obscur serpent
Le jour cède
sans peine
la place à la nuit,
On s'habitue
au sable qui s'éteint
et dont on ne dit rien.
Accepter l'inspir
et l'expir
sur une grève
de silence incompréhensible,
on en est là, baigné de lumière
absente qui purifie.
La paix vient
comme un drap
blanc et frais
qui recouvre
un corps endormi,
c'est le seul bien
paix d'un cri
qui trouve le gîte
que l'on ne quittera plus !
Avalé par un obscur serpent
avec la folie qui a fait son oeuvre,
on se tient nu
compagnon des étoiles
qui s"éloignent
pour donner leur lumière,
comme si tout s'était rétabli
avec la loyauté qui ne vit
que ce qui est.
Conscience en exode,
on se tient petit
devant l'Accueil
qui donne
le nom d'homme !
On dit non à l'oubli,
à la jouissance glaciale
des os qui s'étirent
pour ne saisir que la mort !
On dit non au fantôme
qui effleure un monde d'amertume !
Il n'y a plus de détours,
on voit la paix.
Elle a le visage
d'une femme
qui s'oublie
pour son enfant !
Il n'y a plus
d'errances,
on goûte
le silence
d'un fruit
qui bénit !
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