ce qui n'est pas lui,
non substance,
ombres souffrantes,
et au dessus de lui,
en lui, l'espace
où respirer
dans sa réalité,
Qu'attendre, que dire
puisque la vie appelle
la vie plus que les mots,
vert des arbres
qu'il n'a jamais vu vraiment.
Poésies, photographies, gravures
Tout est ouvert, toujours.
Juste se mettre en route,
le chemin se déroule
comme dans un rêve.
L'herbe est fraîche
Le soleil de mai
sait ce qu'il fait.
Tout est vaste.
On peut jeter
son vieux pull
d'idées usées
sur ses épaules
qui soudain voient
leurs ailes pousser.
On marche vers là-bas
là où cela respire.
On passe ses mains
dans la rosée
pour essuyer son visage
de la suie des jours
gris et usés.
On a le pas des nuages
la radiance des boutons d'or
et des silènes au cœur.
On bat le rythme
avec son pas
des chants de l'alouette
pendant que dansent
là-haut l'épervier.
Pour plus tard.
Lorsqu'il n'est plus rien resté,
c'était un ciel plein d'étoiles,
libre de tout lien,
avec partout
des maisons écroulées,
et nulle trace de morts,
seulement des fleurs
qui poussent sans effort
parmi les ruines,
et des nomades
qui vont plus loin,
avec dans le regard
la lumière de l'enfant,
qui en son royaume
n'a besoin de rien !