Les chemins perdus,
les pays perdus,
les gens un peu perdus
et qui tâtonnent
voilà le paysage.
Je suis sur un fil
et pas à pas
dans le refus
de ce qui mène
à la mort
je prends soin d'être
comme on prend soin
de l'oiseau qui s'est heurté
trop tôt à la vitre du réel.
Partout la délicatesse est là
quand un autre regard advient
Même l'escargot m'apprend
à ralentir et à prendre refuge
quand un danger survient
Et le chant de la fauvette
à tête noire qui se renouvelle
sans cesse m'appelle à créer.
Au cœur de la solitude
abondent des signes de bonté.





