Si près de la ville
le paysage respire.
Les prairies patientent.
Le ciel au moins
laisse passer les nuages.
Ici, personne ne vient
fouler les herbes hautes.
Si près de la ville
et la frénésie de ses habitants
demeure un espace tranquille
où le silence est brisée
seulement par le chant de l'alouette
ou celui du grillon.
Je regarde cette étendue paisible.
Elle vient me rejoindre
Où suis-je soudain
quand je respire vraiment ?
Ce qui a été vécu
est aussi loin qu'un rêve
Le paysage efface aussi
ce qui adviendra.
Je plonge avec lui ou plutôt
je plonge en lui.
Le paysage est déjà
au cœur de la réalité.
Il y palpite.










