dimanche 3 mai 2026

 


Tout est à sa place.
Arbres et champs,
rivière qui chante
jour et nuit
avoine sous le vent
prairies constellées
d'étoiles à pétales

et toi, es-tu encore
dans ta tête
dans l'oubli de ton souffle
qui te rend vivant.?

Es-tu dans tes mots
qui virevoltent
attirés par 
l'étrange lumière
d'un soleil noir ?

Rien de tout cela
ne passera le seuil

Tout est à sa place.
Tu t'enfonces peu à peu
dans la terre humide
tes pieds deviennent racines,
tes mains des branches
enflammées de vert.

Tu disparais peu à peu.
Personne ne te reconnait..

Ta parole est comme ton silence
une danse inutile.

Tout est à sa place.
la tienne est sans lieu
et sans mémoire.

Ta vie ne tient plus à rien.
Le cœur est ouvert.




















samedi 2 mai 2026

 

Les bancs restent vides.
Le parc Blondlot
est fermé au public.
mais la lumière
y rentre à flots.

Qui peut interdire
à la lumière
de rentrer.

Même derrière
un rideau noir
la lumière ne s'en va pas.
Elle attend.

Il y a des cache-cache pour rire
et des cache-cache
à pleurer.

Pourtant le noir
n'a jamais rien guéri.

Rien d'autre
à écrire.




vendredi 1 mai 2026

 


A mes pieds
dans la ruelle
sombre
une violette.

C'était elle
et pas une autre,

une violette
plus que violette,

un condensé de vie
d'un centimètre.

Mais d'où venait
le bleu sur ses pétales ?



jeudi 30 avril 2026

 


J'aime toujours
souffler sur le pissenlit
en graines.

Des chercheurs ont découvert
qu'au-dessus de chaque graine
se formait un vortex
qui permet à celle-ci de profiter 
de courants ascendants
pour être emportée sur
de plus grandes distances.

J'aimerais qu'il se forme
un vortex au dessus de ma tête
pour que je respire
avec la légèreté d'un enfant.



mercredi 29 avril 2026

 



Au loin un petit étang
brille au soleil.
Point n'est besoin 
de s'en approcher.

La promesse de sa fraîcheur,
et de son eau calme 
comblent le regard.

Le désir d'atteindre
ici ne sert à rien.
La vision suffit
et la distance n'est rien.

Tout ce qui est extérieur
n'a de forme que passagère.
L'étang un jour sera comblé.
Les arbres tomberont.

Même les étoiles 
finiront par s'éteindre.

De l'intérieur, il suffit
de s'émerveiller
d'être une conscience
qui voit tant de trésors.

C'est vraiment un miracle.






mardi 28 avril 2026

 

Fleurs de pommier
ou de cognassier,
peu importe,

Je vous salue
avec le merle,
seul chanteur
des rues désertées.

Je vous salue.
Personne ne posera
la main sur vous.

Personne ne ternira
votre éclat.
Les mots blancs
restent gris.



lundi 27 avril 2026



       


       

Il n y a pas de lassitude.

les fleurs s'ouvrent
sur un autre espace.

il est alors
impossible
qu'elles fanent.

Elles montrent
ce qui est appelé
à se poursuivre,

intérieurement.