jeudi 2 juillet 2026



Une cabane dans les arbres
sur la butte Sainte Geneviève
au-dessus d'un océan
d'herbe sèches.

Des enfants viennent là
et s'y perchent.
Personne ne songe à dire
qu'ils sont un peu "perchés"

Et pourtant leur regard
va plus loin
que les frontières
ordinaires.

Ils rêvent de vaste
et de large
lieu intérieur
où il fait bon vivre.

Avec le temps
les mailles du filet
se resserrent.

Sans cesse 
chercher
les trouées.

 

mercredi 1 juillet 2026

 




Le souffle soudain est retrouvé
comme l'envol d'une mésange
à droite et à gauche,
heureuse de ses ailes,
guillerette et sans but,
heureuse simplement d'être.

Je suis aussi. Le corbeau
et son croassement aussi,
et le bruit de la pelleteuse,
les cris des enfants
sur le toboggan.

Souffle et chant en même temps
ont traversé les ténèbres
qui restent des ténèbres
mais n'ont pas plus de consistance
qu'une brume automnale
le soir près de la rivière.

Je suis, je vis, je respire la vie
et le chant de la tourterelle
et celui de la perruche
même si il ressemble
à un criaillement.

Tout se met à chanter
et en moi se lève
une petite ritournelle
qui ne veut rien dire
et pourtant…

ressemble à celle d'un enfant
heureux de donner la main.






mardi 30 juin 2026




Il n'y a pas de monstres.
Les monstres sont des nuages
les nuages passent.

Laisser passer.
Calme de l'eau
qui retourne à la mer.

Même celle qui croupit
dans la mare.
Avec la chaleur,
s'évaporera.

Laisser cette gueule de vent
qui veut tout s'approprier,
moi, je, mien

Avoir la main sur cœur,
le cœur sur la main

et se laisser aimer.




  

lundi 29 juin 2026

 


Quelques fleurs séchées,
un vieux miroir
et les nuages
qui passent sans bruit,

il suffit d'être là.

La paix descend
comme le soir
au bord de la rivière
qui s'embrume

Ne rien attendre.

Et si cela chante
personne ne sait
d'où cela chante.
L'orage est déjà loin.

On se pardonne
 d'avoir été
ce qu'on n'était pas.





dimanche 28 juin 2026


Ce rêve est une respiration.
un cri d'arrachement.

Le matin et sa fraîcheur
est une robe à revêtir.

Franchissement
Etonnement de la lumière.

La soif est telle
que les pierres tremblent.

Et soudain voici le jour
dans le jour,

un rehaussement du jour
où les sources chantent.,

où la parole est lue
sur les arbres et les herbes
qui frémissent de silence.


 

samedi 27 juin 2026

 


Cœur à cœur.
Plus rien n'existe
que ce flux
d'un cœur
à un autre cœur.

Cœur vivant,
vivante pulsation
hors du temps,
de l'espace

Se perdre
sans peur
et se retrouver
en vie,

d'une vie
plus vivante.






Saint Jean , la tête posée sur la poitrine du Christ


 

Les vaches sont belles

Fusain et pastel sec