dimanche 7 septembre 2025
samedi 6 septembre 2025
vendredi 5 septembre 2025
En dessous du mont des Fourches se tient un petit étang dans son écrin de verdure.
Un petit coin de paradis. Étrange cette nostalgie du paradis. Un peu d'eau paisible, la majesté des arbres, un lieu retiré, silencieux, cela suffit.
J'aimerais, par un tour de magie, enroulé cet endroit, puis le réduire à la taille d' une petite graine à avaler.
Une fois à l'intérieur de mon corps cette paix, cette tranquillité, ce silence se diffuserait.
Peut-être ces petits coins de paradis apparaissent comme rappel que le lieu du coeur peut être ainsi doucement, pas à pas, avec la tendresse nécessaire pour qu'il vive.
jeudi 4 septembre 2025
Près de Lamarche se trouve un cimetière abandonnée aux grilles fermées.
Pas une fleur. De l'herbe folle, l' usure du temps. Les tombes sont devenues noires.
On oublie les vivants mais peut-être oublie-t-on aussi vite les morts ?
Pourtant plus qu'un lieu du souvenir, c est aussi des histoires qui disparaissent, des êtres conscients, habités par la conscience, cette conscience qui me permet d' écrire.
Un peu plus loin, toute trace humaine a disparu. Le lieu a déjà pris les couleurs de l'automne. On dirait une tourbière. Paysage sauvage.
Là encore conscience d' un unique moment comme l arrière-train d' une biche ornée d' une queue blanche qui file à couvert, bref éclair d'une conscience qui fuit l'homme.
mercredi 3 septembre 2025
Dans la lumière douce du matin, un veau folâtre à côté de sa maman.
Il est aussi frais que l'air encore chargé des senteurs de la nuit, frais comme un bouton de rose.
Sa robe blanche est toute épargnée de la dureté des jours.
Il saute,il gambade, s'éloigne sans s'éloigner de celle qui le nourrit placidement.
Ce petit était si pur, si fragile que j' ai presque eu honte de lui faire peur quand j' ai surgi au détour du chemin.
mardi 2 septembre 2025
c'est la fin de l' été
Les saisons défilent,
La lune et le soleil aussi.
Perdu entre moutons et vaches, ânes et chevaux, je passe aussi avec pour seul viatique un amour sans mots, sans raison, sans images qui m'a montré combien sans lui j'étais pitoyable enfermé dans une maison en carton, pirouette, cacahuète !
Colchiques dans les prés,
c'est la fin de l'été,
Dors, amour,dors
Je veux prendre soin de toi
Invisible amour











