dimanche 16 mai 2021

 

Les arbres sont montés aux cieux.
Ils ont connivence avec lui.

Ils chantent déjà.

Avec épines
ou sans feuillages
leurs branchent dansent
et indiquent le sens
que nulle raison humaine
ne trouve.

Toi, tu accueilles
un indicible
qui veut prendre la place
qui n'a jamais été la tienne,

pour que tu vives vraiment.








samedi 15 mai 2021

 



Lac Saint-Point (Haut Jura)


Indifférents à l'homme
les nuages brodent le silence
d'une neige vierge pour toujours

La souffrance est laissée
à elle-même.

Le cœur accroché
à un nuage
va voguer
plus loin






















 

La cuisine des Meix

gouache





Les Meix (Rochejean)


gouache



Morille, coucou et gendarmes


gouache



Léonie

(la confiance de l'enfant)

gouache



dimanche 9 mai 2021

 



A bientôt






 


L'histoire d'un arbre
est dans son tronc.

Les coups de vent,
les coups du sort,
les coups de canif
les coups de froid,
tout est là
et s'entremêle.

Le visage de tout homme
est un peu semblable.
Un peu de clairvoyance
suffit pour reconnaître
ce qui ne peut être caché
même sous le maquillage.

Tu vois, tu entends mieux
l'autre quand tu comprends
que seul,  à deux
ou à plusieurs
il n'y a qu'un cœur.




samedi 8 mai 2021

 



Au seul refuge,
au seul lieu
où respirer est une naissance,
au seul battement
d'un cœur qui bat
avec le sien,
sois.

Au seul regard
qui est une promesse,
aux seules mains
qui ne pèsent rien
et traversent les ténèbres,
sois.

Au seul sourire
qui est un horizon,
au seul ami qui tient
sa porte toujours ouverte,
sois.

A la seule joie
qui a des ailes
pour traverser les mers,
au seul ciel qui accourt
quand la nuit crie trop fort,
sois.

A la seule présence
qui a la clef d'une prison
où l'on s'est enfermé,
à la seule caresse
qui donne et ne prend rien,
sois.

Au seul désir
qui est vraiment le sien,
Au seul chant de la rivière
qui apporte au matin
son or et ses diamants,
sois

Au seul silence
qui éloigne de la mort,
à la seule paix
que rien ne peut arracher,
sois.


vendredi 7 mai 2021

 


Les nuages au trot

ou en cavalcade

passent et repassent

sur la ville qui se réveille.


Les passants passent

chaque matin

par le même chemin.


Alors forcément

ils croient que c'est

les mêmes nuages.


Ils ne lèvent plus

les yeux au ciel.


C'est dommage.

Ils verraient 

les nuages changer,

et leur chemin avec,


et aussi leur cœur monotone

comme une horloge de salon

qu'on finit par oublier.