Un matin,
(mais c'était un matin
plus matinal que les autres,
qui prenait une autre dimension)
en pleine forêt
la lumière soudain
s'est éclairée.
C'était plus que de la lumière.
Elle prenait déjà la forme d'une caresse,
comme un voile de tendresse
sur les rameaux et les feuilles naissantes.
Elle s 'y déposait dans une légère vibration
qui aérait tout emportant avec elle
la matière qui n'était plus fermé, obscur.
Tout naissait, tout respirait.
la forêt retrouvait
les effluves du premier matin,
un matin où l'homme
était encore loin
et l'on avait envie
d'être soi-même
emporté par cette pure épiphanie
accordé à la louange des oiseaux
et la prière des branches.

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