mardi 31 mars 2026



Au dessus de la ville
demeure toujours
une nature sauvage.

L'autoroute en bas
est une artère
qui tranche en deux
la forêt qui verdit à peine.

Le sang n'y coule pas
mais un fleuve
de voitures et de camions
qui jamais ne s'interrompt.

Quelques arbres
ont pris de l'avance
et ignorent le tintamarre.

Les oiseaux se sont éloignés.
Ils n'entendent plus leur chant.

Pourtant tout continue.
Avec leurs jeunes pousses
les pins se préparent
à la canicule de l'été.

La ville et son béton
ont beau s'étendre
la forêt résiste
à tous les assauts,

résistera jusqu'à la fin.








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