Le petit mirabellier sous la neige
tient fièrement sa place
et sa fragilité.
Le vent peut souffler,
le gel mordre
il ne cédera pas sa place
pour celle de l'imposant
chêne dans sa forêt.
Il a la plaine blanche
et les collines lointaines
pour lui tout seul.
Il veut la bise puissante du Nord
et l'espace infini pour ne pas être
étouffé par la broussaille des orées.
Penche-toi vers lui doucement,
écoute sa respiration.
Elle n'est plus nourrie
par le frêle effort des ses branches
mais elle est tout entière enfouie
dans la respiration sans limites
de la terre qui se libère.

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