lundi 2 août 2021

dimanche 1 août 2021

 


Au parc Olry
un enfant ramasse
des feuilles déjà mortes.

Son père est absorbé
par son portable.

Un enfant ramasse
des feuilles gratuitement.

Elles sont toutes jaunes
comme des éclats de soleil.

Son père pianote
sans un regard sur son fils

l'enfant poursuit un rêve
avec des feuilles
comme des plumes
au bout des mains.

le père poursuit des mots
et des images
qui ne disent plus rien.







vendredi 30 juillet 2021

 


Ce n'est pas une feuille quelconque.
C'est une feuille
qui se révèle singulière.
Elle est quelqu'une.

Elle ne se calque
sur aucune autre feuille.

Elle ne disparaît pas
dans le feuillage.
Elle ne porte pas 
son identité de feuille
comme un drapeau.

C'est une feuille-signe
qui échappe
à l'insignifiance.

Elle est feuille
jusqu'au bout
des nervures.

Elle n'appartient à personne.
Elle va disparaître
avec le vent d'automne.



jeudi 29 juillet 2021

 


Pas d'autre chose à faire.

Etre tourné,
fixé,
aimanté,
fasciné.

Il y a un monde derrière nous. 
Il y a toujours un monde derrière nous.

Pourquoi s'y accrocher ?

Il y a de l'or.
Il y a du feu.
Et cela vit.

Trace d'étincelles
qui se poursuit
d'aube en aube.

Il y a des mains
qui ne lâchent pas,
ne se referment jamais.

Et c'est celles-là qui sont à choisir
Et c'est celles-là qui sont à tenir.



Portrait de Vijayananda
encre de chine

"C’est toute la symbolique de l’histoire du Titanic, les êtres qui se trouvent à bord sont tellement emportés et absorbés par leurs projections qu’ils oublient qu’ils sont sur un bateau, ils dansent, ils boivent, ils fument….même les personnes de l’équipage sont à la fête. Et puis personne ne comprend rien, le navire heurte un bloc de Dame Nature et tout s’écroule. Pourquoi ? tout simplement parce qu’ils avaient oubliés qu’ils étaient sur un Océan, un Océan de Vie et que sur cet Océan il y a des choses qui vivent, qui remontent à la surface et qui parfois même restent présents sur elle."

Vijayananda


mercredi 28 juillet 2021

 



Sur les chemins
perdus
on ne se perd jamais

On respire la forêt
comme un noyé
encore vivant
 sorti de l'eau.

On a recours
à son âme,
à ses ombres furtives
qui vont
de silence en silence.

On lui offre sa peine
de ce qui jamais
ne sera comblé

et on reçoit le miel
de la lumière
des futaies.

On peut
y naître et y disparaître
en un seul instant.







 


"Sapinière"

Pastel sec