Juste à l'entrée du village, l' âne a poussé un cri déchirant, presque humain, un cri à la recherche d' une présence, d' une attention. Trop seul il était. Et plus loin, dans son manteau de fourrure malgré le soleil printanier, un mouton cherchait aussi quelque chose. Il s' est approché timidement à la recherche d'un contact.
Seul le cheval de trait ressemblait à une statue qui pendant l' hiver avait été fouettée par la pluie et le vent, en gardait les traces, était devenu stoïque, immobile, presque paralysé comme si il n'attendait plus rien.
Une pensée pour les animaux qu'on dit bêtes alors qu'ils comprennent bien des choses que l'homme ignore.
Une pensée pour eux, si souvent négligés ou abandonnés. Eux aussi ont soif ! Eux aussi attendent une délivrance !




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