dimanche 10 août 2025

 

Il n'y a que cela.
Un peu de ceci, un peu de cela.
Mais cela ne suffit pas.
On ferme les persiennes.
Il n'y a que ce monde
noir et blanc.
l'œil voit 
mais ne voit pas.
Il tue fige, lacère
pétrifie amer.

Parfois le vent
fait bouger une persienne.
Inondation de lumière.
Tiens ! On n'avait jamais vu
autant de poussière.
On étouffe. Ce n'est pas possible.
Il n'y a pas que cette vie.
Ici, cela sent le moisi.

Alors on pousse un cri
on pousse sa vie
à la rambarde
dans un flot de larmes.
Alarme. Cela ne peut plus durer
Les persiennes ne doivent plus
se refermer.

On entrouvre la fenêtre.
Des oiseaux d'ailleurs viennent.
Leurs chant les précèdent.
On voit de plus en plus clair.
Qu'est-ce qui éclaire ?
C'est une autre vie,
un autre soleil.



samedi 9 août 2025

 

Six heures du matin
encore une aube
qui défie l'imagination.

Un peintre  aurait
bien du mal à rendre
tous ces contrastes,
et ce feu d'or et de braise
qui transfigure
les nuages

Pas de monotonie.

Esprit triste,
le ciel devient
aussi gris
que le trottoir

Esprit vif et clair,
le ciel s'enflamme
et invite à la danse
gracieuse des heures

Ne pas s'enliser
à nouveau
pour être libre
de rejoindre
le cri du martinet
qui passe et repasse
ivre d'espace.










vendredi 8 août 2025

 


Ne pas se résoudre.

Lancer un défi
à la défiance

Par la fenêtre de l'escalier,
chaque matin,
lorsque l'aube ouvre 
la page du jour,
s'émerveiller.

Recommencer
Confiance. 

Faire sa fête
à la défaite.

Ne pas se résoudre
à la mort lente,
la mort à petit feu.


Et la vie vient 
quand on l'appelle
parce que l'on crie
vraiment vers elle. 





jeudi 7 août 2025

 



C'est de là que l'on accueille,
que l'on respire.

C'est de là que l'on écoute,
essaye d'écouter,
ce qui en chacun
est bafoué parfois.

Mais pourquoi ?
tout est là,
tout est à demeure.

Plongeon
par amour
où les mots
n'ont plus cours








mercredi 6 août 2025

 


Penser petit,
penser infime.

Cachés dans l'herbe,
posés sur des feuilles,
Partout des mystères ambulants.

Qu'est-ce que s'émerveiller ?

Etre petit,
être infime.

Et la vie sur le fil
d'un cœur qui bat
sans qu'on lui demande.

Pas de quoi fanfaronner.



 Que regarde la vache
qui me regarde la regarder ?

Du côté de l'homme,
cette vache est extraordinaire.
Robuste avec des lignes parfaites,
presque fondu avec le paysage
et le vert intense de la prairie.

Mais de son côté ?
Un petit être
avec son parapluie noir,
son pull trop large,
ses lunettes de myope.

Pourtant, elle regarde elle aussi.
Elle pose même son regard,
me suit des yeux
quand je m'éloigne.

Peut-être regrette-t-elle
ce moment où nous étions ensemble,
figés l'un et l'autre
dans une même conscience.

Et certains se demandent encore
si les animaux souffrent vraiment.

Ma sœur, la vache. Pardon.




mardi 5 août 2025

 

Six heures du matin

au dessus de la ville endormie

trône un énorme nuage en feu.

Et juste à l'horizon

un friselis de nuage et de lumière

semble assister au lever de l'astre


Rester là

et assister a cette lente

transformation du ciel

jusqu'aux premiers rayons du soleil.


Emerveillement.


Où est la solitude,

la séparation,

 les pensées

où le souffle s'étiole.


Envolées


Il n'y a plus personne

qu'un regard.