jeudi 20 juin 2024

 


C'est dans le vaste
que tu retrouves
ce vaste en toi

Pourquoi te dévaster ?

Tu te ramènes à toi,
sous un petit toit
où tu étouffes.

Ici, il n'y a pas 
de  petit toi.
tout étriqué.

Il y a le ciel
qui te respire

la prairie
qui t'élargit.

N'écoute pas
cette voix en toi
qui te dévaste
pour serrer à nouveau
les liens de la honte
et de la peur.



mercredi 19 juin 2024

 


Plus un bruit.
La prairie a un cœur.
Elle sait, elle devine.

Elle n'empêchera personne
de s'allonger.
Elle accueille.

Chaque brin d'herbe
montre une étoile
où l'on peut se perdre.

Elle aime les silencieux,
ceux qui n'ont plus rien à dire
et ceux qui n'ont plus peur.

La prairie connait
des mélodies secrètes.
Ne peuvent les écouter
que ceux qui préfèrent
être des fenêtres
plutôt que des diamants.











 


« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.

O Seigneur, que je ne cherche pas tant à
être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.

Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. »

François d'Assise




mardi 18 juin 2024

 


Promenade en bord de Meurthe,

la rivière est haute

les feuillages débordent

les roses trémières

comme joufflues.


Des cygnes glissent

ignore le monde à l'envers

des reflets.


la rivière glisse aussi

les illusions de même

et la plus grande

est souvent

celle qu'on ignore.


Sans paroles,

sans pensées,

qu'y a-t-il

d'autre ?







lundi 17 juin 2024

 





Au dessus de Chavigny,
des prairies fleuries,
des vaches paisibles,
des bois sauvages
où les arbres
ne sont embêtés 
par personne,

un coin perdu,
sans bruit de voiture
avec seulement
l'eau qui chante
et serpente
le long du chemin,

penser au sage
qui s'est éloigné
du monde
non parce qu'il
n'aime plus
ses semblables,

non parce qu'il fuit
et refuse la vie,

mais parce que c'est 
ici, au contact
de cette simplicité
qu'il devient lui-même
simple et sans rien à prouver
sans rien à transmettre

que d'être.









dimanche 16 juin 2024

 




Pas d'autre chose à faire.

Etre tourné,
fixé,
aimanté,
fasciné.

Il y a un monde derrière nous. 
Il y a toujours un monde derrière nous.

Pourquoi s'y accrocher ?

Il y a de l'or.
Il y a du feu.
Et cela vit.

Trace d'étincelles
qui se poursuit
d'aube en aube.

Il y a des mains
qui ne lâchent pas,
ne se referment jamais.

Et c'est celles-là qui sont à choisir
Et c'est celles-là qui sont à tenir.



 


Histoire de jean le Baptiste

aquarelles