samedi 5 juin 2021

 





-Il n'a rien vu-

Un oiseau a chanté
la douceur de vivre.
Il était assis
sur une souche,
et il a compris
que c'était
l'infinie douceur
qui l’appelait !

Il n'a rien vu
dans le feuillage
qui frémissait.
Il a seulement
perçu cette voix
si douce,
par l'oiseau
content d'être !

Aucune menace,
aucune angoisse !
Une infinie douceur !








vendredi 4 juin 2021

 


L'orage roule
ses barriques
qui déjà s'éloignent.

C'est tout noir
et soudain
un nuage blanc
a bien de la peine
à retenir le soleil.

Cela gronde au ciel
Cela gronde en soi
parfois.

Ce n'est que du fatras
sur de l'azur pur.

Cela défile.
Une cavalcade.

Et toi reste
arrimé au bleu.
Plonge-y le cœur
en premier.






 



"Bienveillance"

Pastel gras


jeudi 3 juin 2021

 



Inutile de franchir ce seuil. Je suis au bord d'un monde à vénérer. Le langage ici ne peut être qu'un oiseau qui repart aussitôt.
Pourquoi une prairie d'un vert tendre et quelques arbres lointains doivent-ils prendre toute la place et m'invitent-ils à disparaître discrètement ?
C'est comme s'ils s’immisçaient jusque dans ma respiration Tout est paisible ici. Il n'y a ni poses, ni miroirs. Les effets ne sont pas de mise.
Les dernières sentinelles de la forêt époussettent de leurs branches ce qu'il y a d'inutile. Tout est donné en cet instant même. La porte ne se ferme jamais. Seuls les yeux se détournent.
Je suis ce monde. Il est en moi, comme une perle dans son écrin. je peux l'emmener partout avec moi. Je suis son repos et son invitation à m'y reposer.

texte de 2017



mercredi 2 juin 2021

 



Demain la prairie
aura changé.

Mais aujourd'hui
elle est entièrement
nouvelle.

Un peu de lune s'est déposée
pendant la nuit
sur les graminées.

Les lisières ont gardé
l'obscurité du soir.

On devine
le sourire maternel
de l'herbe.

On se met à rêver
traversant
l'océan vert
qu'on ne sera plus jamais
son propre bourreau.




 "Des poules heureuses"

gouache