jeudi 16 mai 2019



Un deux trois quatre
le ciel est bleu
que préfères-tu
ce qui doit disparaître
disparaîtra
un poids un rêve une issue
qui n'en est pas une
un deux les mots
sont des cailloux
la mer parfois
les fait chanter
tes pensées sont le vent
brise ou ouragan
tu rejoindras bientôt le silence
ce qui compte
n'est pas ce qui est compté
et peu savent le raconter
trois quatre plonge en toi
sans fin sans fond
un deux juste un soupir
un gémissement
enlève ton manteau
reste en péril fragile
voilà que la lumière irradie
plus de maîtrise
trois quatre mieux vaut
un sourire qu'un livre
un arbre qu'une théorie
transplantation immédiate
il n'y aura rien de moi au paradis
un deux le ciel est bleu
efface les dernières traces
fils de mélasse
d'une toile où tu te débats
le jour pour toujours
est levé avant toi
trois quatre
quand les hommes vivront d'amour
l'amour sera aimé
plus que soi-même
et cela fera du bien
d'avoir les yeux qui brillent.



mercredi 15 mai 2019

L'abîme n'abîme pas seulement.

Dans le trou on lève la tête.
Qui aperçoit les étoiles  ?

Ce n'est jamais celui
qui se croit fort
claironne, fanfaronne
qu'il ne tombera jamais.

Les étoiles fascinent.
Un mot, un signe
et une graine se dépose
au cœur de l'abîme.

La graine d'un regard vrai,
parfois.

Ainsi, je ne suis pas 
si abîmé que cela ?

Alors rien n'est jamais fini.

Peut-être croiseras-tu un jour
un de ceux qui sont sortis de là
par la force d'une étoile ?










mardi 14 mai 2019


l'escholtzia n'a pas choisi
d'être orange.

Je n'ai pas choisi de naître.

Mais je peux choisir
de ne pas naître,
de ne pas être.

je peux choisir
de mourir avant de mourir.

Tant d'enfants veulent vivre
et meurent.

Tant de vieillards veulent mourir
et ne meurent pas.

Je n'ai pas choisi de naître.

Mais je peux choisir de ne pas croire
ce que l'on me dit

Je serai ce que je serai
si je ne crois pas que la mort
a ou est
le dernier mot.

Et les derniers mots seront :

Viens, on va lui faire
rendre l'âme
à la mort.




lundi 13 mai 2019

C'est comme si le nuage prenait son temps.

D'où vient-il ?

Il a connu des contrées blessées 
où il ne pouvait se reposer.
Il cherche des terres plantureuses
à libérer sous les averses.

Tout voyageur porte en lui
les cahots du voyage.

Il a le visage tourné
vers une promesse intérieure.

Toujours en chemin
Il ouvre des portes
à ses enfants
pour qu'ils bâtissent des aurores.

Il ne perd pas le fil
d'une parole secrète
qui dénoue les nœuds d'une nuit
à jamais plus vieille que lui.

Tout voyageur s'endort
avec son rêve,
terre de rosée fertile
qui prendra jour.






dimanche 12 mai 2019



Qu'est-ce qu'il y a 
dans l'homme ?

Et dans l'eau de l'étang ?

Où se livre la bataille ?

A la faveur d'une éclaircie
l'eau noire se déchire.

Je me répète. 
Tu te répètes.

Je ne peux plus.

Où l'inédit ?

Où ?




samedi 11 mai 2019

-Plus de prison-

ll n'y a pas de prison,
il n'y a pas de barreaux.
C'est une illusion.

Un océan de verdure

écarte les ombres.




Rien ne nous sépare.
Je nage entre les branches
qui s'écartent comme des algues.


Je respire des feuillages,
vais plus loin
jusqu'aux grands fonds
où l'on n'a plus besoin de voir.


Ai-je des ailes ou des nageoires ?
Il n'y a plus de prison.
L'amitié des arbres
est sans condition.


Je nage et je vole
dans cette forêt
qui ne finit jamais.
Il n'y a plus de barreaux.


La gratitude des oiseaux
m'accompagne jusqu'au cœur
devenu vivant.


Je veux rester là
aux pieds des grands arbres
qui ont tout compris
et ne plus perdre
ce feu qu'ils ont allumé.


vendredi 10 mai 2019

 Cela passera.
Celui qui ne reconnait pas sa faille,
par où passera-t-il ?

Cela passera.
Si tu n'appelles pas au secours,
d'où le secours viendra-t-il ?

Cela passera.
Si tu es brisé
tu n'as plus besoin
de recoller les morceaux.

Cela passera.
C'est autre chose.