vendredi 9 novembre 2018



Ce que j'accroche au poème
est ce qui manque.
Ecrire des mots
est une parole.

Peut-être est-ce
la seule preuve
que l'âme existe ?

Et elle combat,
ne veut pas mourir.

C'est tout.





jeudi 8 novembre 2018


Je me repose,
l'eau, le ciel.

Dans les rues,
parfum humide
de feuilles
qui virevoltent.

je hume,
j'aime
vagabonder

Sortie d'école,
cris d'enfants,
cadre cassé.

je me repose
pose le regard.
Caresse amitié

Tant à délivrer.
Tant à réparer.









mercredi 7 novembre 2018


C'est comme si c'était possible,
et c'est possible.

Je marche dans la rue
et ce n'est plus la même rue.

Qui sait ce qui s'est déposé
pendant la nuit ?

les arbres du parc
gardent un peu
de leurs rêves
dans la lumière.

Naître, toujours naître.

Même si le soir
semble un manteau usé,
il y a eu cela,
de l'inconnu.

Comme une lézarde
par où passent
de nouvelles graines.







mardi 6 novembre 2018

 
 
L'arbre est dans la feuille
comme la feuille est dans l'arbre.
Et je m'inclus aussi
dans l'infini,
petit homme fini
bordé par les étoiles.
 
Je ne m'arrête pas
à ce monde-ci,
immobile ou en chemin,
le voyage enlève
un par un
les cordages qui entravent
l'appel reçu un jour de tempête.
 
 
 
 
 
 
 

lundi 5 novembre 2018



Silence, silence
je tombe en silence

et c'est par le silence
que je rejoins
un autre silence
qui n'est pas muet,

mais qui contient un baume
qui vient soigner
avec douceur
qui je suis vraiment.

Ô, Silence vierge
qui transperce l'apparence.








dimanche 4 novembre 2018


Je n'ai pas fait
un bouquet de feuilles mortes.
Sur chacune d'elles
se reposait la lumière.

Elles sont venues
d'elles-même.
Je les aies regardées.
Je les aies aimées.

Alors elles se sont révélées,
se sont posées
au sol
sans effort.

Il n'y avait rien
d'autre à faire.

Le vent les emportera.
Quelle importance ?




Quelques œuvres au salon d'automne