mercredi 27 janvier 2016


If à l'aube



Réel rêvé,
rêve réel.


Densité d'un cri !

Le corbeau,
maître d'éveil,
s'enfuit.


Où être ?

Sous le ciel bleu,
pieds sur la terre,


goûter
maintenant
ce «Je suis» !




Arbres à corbeaux



mardi 26 janvier 2016



-L'envol-
Vite !
La nuit vient,
pour quels rêves ?

Demain je me lève,
pour quel feu ?

Où suis-je ?
mes gestes,
ma voix,
mes yeux,
pour qui ?

La nuit vient,
pour quelle mort ?

Au matin je vis,
pour quel désir ?

Le jour s'éteint,
ai-je ouvert ma porte ?

Quelles étincelles
ai-je semé ?

Et si j'ai dormi
qui viendra me réveiller
avant que je m'endorme
à tout jamais ?


Irriguée



lundi 25 janvier 2016


Fumée rose




  En embuscade


 Cyclamen ainsi soit-il

                                                     

 Mousse d'étoiles (tombées pendant la nuit)

samedi 23 janvier 2016

-Ce qui se dépose-

 Ce qui se dépose
sur ta robe
est plus que
la lumière.
Je me perds
en tes ailes,
oiseau rose
qui voyage
solitaire.



Radieuse
nudité
qui dévoile
le seul désir
où la vie enfin
respire,
tout est à sa place.


Ici la peine
devient un feu.
Sur les pétales
je vois des étoiles
qui s'écoulent
tel des larmes.
Le silence patiente
derrière la fleur,
les mots aussi.


N'y aurait-il
que cela qui s'illumine
qu'un sens naîtrait
au cœur de la fragilité.

Il y a une douceur
que rien ne brise.


Qu'est-ce que je rejoins ?
Toute interrogation
n'est-elle pas
une fleur qui s'élargit ?

Peut-être même
y-a-t-il ici une vérité muette ?


La distance est abolie.
C'est maintenant
une pluie d'or qui s'écoule
de ton pistil.

La vision a remplacé la preuve.

La conscience est aussi belle
que cette fleur.
Viens habiter ici.
Tu es une sœur.
Tu rayonneras
en ma demeure.


On a les invités
qu'on veut.





Au pied des arbres
Pas étranges du silence
loin des rives familières !

Un feu attend
dans l'ombre des futaies !


Au pied des arbres
gisent éparses les pages
d'un livre inconnu
qui attendent d'être déchiffrées !


Elles l'emporteront,
si elles sont lues,
sur l'écriture des millénaires
qui croyait comprendre
et que la mer engloutissait !


Heureux nuage
qui s'échappe !


Heureuse mésange
que personne n'attrape !