Comme des petits papillons
qui ne connaîtront jamais l'été
des fleurs de marronnier
gisent sur le trottoir.
Elles ont été.
Je suis encore.
Avant que l'on inscrive
sur du bois,
"ci-gît un passant",
je suis présent
aimant ces fleurs
de rien
pour rien.
Poésies, photographies, gravures
Souplesse des roseaux
qui plient et ne rompent point,
sous un vent d'avril
encore frais.
Frémissement
comme un chant
qui s'accorde
au miroir paisible
de l'étang.
Les nuages passent
dans l'eau
étranges vaisseaux blancs.
Trois canars colverts
surpris près du rivage
percent le ciel et disparaissent.
Pâques, c'est la vie
qui redevient vivante.