mercredi 2 avril 2025

 Fasciné par la finesse des pétales
de ces petites fleurs blanches.

Infinie délicatesse.

Celles du magnolia,
non loin de la rue de Boudonville
se laissaient traverser par la lumière.

Cela rendait ces grandes fleurs
plus fragiles.

Peut-être est-on nécessairement fragile
dès que l'on est traversé ?











mardi 1 avril 2025

 

Au bord du Canal de la Marne au Rhin
ce platane majestueux irradiait.

Peut-être était-ce une certaine lumière
qui remplissait l'air ?

Mais il y avait autre chose,
une forte présence,

une Présence
qui balayait
d'un seul coup
les frontières
entre minéral
végétal, animal




lundi 31 mars 2025


Juste à l'aube
entre deux immeubles,
la grande roue de la foire d'attraction
de la place Carnot
est dans l'axe du soleil levant.

Pensée sur la roue de l'existence
qui n'arrête pas de tourner.
Mais le centre est immobile.

Se reposer au centre
même si la roue tourne,
comme un pierre
qui n'a de cesse
une fois jetée en l'air
de trouver le lieu de son repos






 

Dimanche 30 mars



Au plus haut
d'un arbre encore dénudé
un pigeon ramier se balance 
au gré du vent
toujours prêt à tomber.

Impossible pour l'homme
qui n'a pas d'ailes.

Et un peu plus loin
une touffe de violettes
perce la grisaille du jour,
couleur vive et pure
qui va disparaître
mais interroge :

pour qui,
pour quoi ?



dimanche 30 mars 2025

Samedi 29 mars


Cette encre de Nicole,
une sapinière sombre,
impénétrable,
qui se détache
sur le fond d'un champ ocre
ou d'un désert.

Fascination.

C'est comme le signe
d'un mystère scellé à jamais.

Comme si ces sapins
sentinelles couleur de nuit sans étoiles
montaient la garde
pour protéger le trésor
que chacun à la fin
comprendra






 

 Vendredi 28 mars


Un peu de lumière déposée
sur le cerisier
du parc de Montbois.

Fleurs blanches de lumière,
douceur d'un éclair.

Et remontant la rue Saint jean,
inondé de soleil
presque aveugle
parmi des ombres,
je ne pense
qu'à cette chaleur vibrante
sur le visage.



 Jeudi 27 mars


Les mots ne viennent pas.

Tôt ce matin,

ville silencieuse.


Dans cet espace

les oiseaux reprennent leur place.


Un peu plus tard

au parc de la Pépinière,

buisson ardent d'un forsythia.


Un très léger murmure est là

maintenant que quelques mots épars

sont posés sur la page déserte.

Mais peut-être est-ce

le murmure du silence,

du rien, du vide ?